mardi 28 juin 2011

Si j'étais président...

Je formerais tout d’abord une équipe réduite au strict nécessaire. La formation de ce  gouvernement serait basée sur la compétence, le sérieux et le dynamisme. Je supprimerais toutes les institutions qui ne font que bouffer l’argent du pays.
Le Sénégal est un pays qui n’a pas de potentialités  naturelles. Sa seule force est  constituée par ses ressources humaines. Une population bien formée serait un atout considération pour  son émergence.
Ainsi, j’investirais dans l’éducation et la formation.
L’accès à l’école serait élargi à tout le monde par la création d’infrastructures nécessaires. Je mettrais les enseignants dans de bonnes conditions pour une formation de qualité. Mais, il est évident qu’une population qui a faim pense plutôt à se remplir le ventre qu’à étudier, je ferais du développement de l’agriculture ma seconde priorité.
Je travaillerais pour l’auto-suffisance alimentaire en subventionnant tous les intrants agricoles (engrais, semences et matériels) et construisant des barrages pour l’irrigation des terres. Cela évitera d’avoir une agriculture dépendante d’une pluie aléatoire. Par de campagnes de sensibilisation, j’inciterais les populations à consommer  local.
De ce fait le pays économiserait des capitaux qui étaient dépensés pour l’importation de produits alimentaires.
Pour certains produits agricoles (comme l’arachide) et naturels (phosphates), je les transformerais dans le pays et j’exporterais le produit fini. Avec les devises de la vente, les économies réalisées et l’appui des partenaires, j’investirais dans les secteurs comme la santé, les infrastructures (routières, sportives, culturelles,…).
Au plan des libertés, je décréterais la liberté totale d’opinion dans le respect de celle d’autrui. Je vulgariserais l’information par le développement des médias.
Mais aussi, une police forte et présente, une gendarmerie qui fait bien son travail et une armée sérieuse…
Il y a tellement de choses à faire ; mais pour un premier mandat, c’est déjà rassurant.  

mardi 14 juin 2011

S(_@m0n$!

Je suis un demandeur d'asile
Je suis sur la route de l'exil
je suis en quête d'un refuge
Ma liberté, on me la refuse.

Je suis coupé de mes racines
Très loin de ma terre d'origine
Je suis loin de tout ce qui m'est cher
Autour de moi, tout tourne à l'envers.

La vie sur "PAUSE" semble s'arrêter
Je comble mes journées en buvant du thé.

Je sursaute à l'appel du micro
Je crais la négative, je suis accro
J'attends depuis des mois le résultat
J'angoisse, mon corps n'est plus qu'un tas.

Mes inquiétudes patientent en silence
plein d'incertitudes, dans ma vie, je balance
la vie en cen,tre ce n'est pasune sinécure
Entre ces murs, mon existence prend une drôle de tournure.

Ici, il y apleins de spécialistes
Mais je ne suis pas sur leurs listes
Je marche fatigué sans énergie
Au milieu des campagnes, j'ai des allergies
Les rendez-vous espacés chez le medecin
Dans la salle d'attente pleine de dessins
Je ne suis pas un malade imaginaire
Je ne demande ni la lune, ni 9ter
Je sens que je suis en train de saigner
Je cherche simplement à être soigner
J'ai peur, j'ai peur car le bémol
C'est aussi les plaquettes de paracétamol.

je ferai mieux de rester en bonne santé
Mais point d'espoir face aux plats présentés
Ici, ma vie se décompte en heures
de fil en fil avec les contrôleurs
Je mange souvent à contre-coeur
Sans heurts...je ne suis pas preneur
Je suis demandeur, mais pas profiteur

La nourriture, tout comme ma vie n'a pas de goût
Je m'adapte, mais je sens l'odeur des égouts
Je suffoque face à l'indifférence
Ma différence provoque peur et méfiance.

Ah!...C'est la positive
Nouveaux problèmes en perspectives
La petite semaine à sept euros
Le solde du compte toujours à zéro
Je dois trouver un toit
Proprio, je m'adresse à toi
Moi réfugié j'ai besoin d'un logement
Toi grand capitaliste tu me mens.

Ah!....C'est la négative
Nouveaux problèmes en perspectives
Je pense déjà aux étiquettes qu'on me collera
On parle de sida, malaria ou choléra
mais y a pas pire maladie que le stress
Nourri d'injustices que je subis sans cesse
Je vais, je viens,... je vis en détresse.

La frontière est la limite de ma parole
Les nuits blanches, j'en ai ras-le-bol.
Tous dans la même galère
Ne devrions-nous pas être solidaires.
Sans papiers, sans identité, sans dignité
Ordre de quitter,... On va m'expulser
Je vais vivre caché.